Anaïs Massini, pour notre projet sur Ulule

Bonjour à tous, amis du coton, de la viscose, des bébés et de tout ce qui est doux à s’en damner!

Toujours dans le cadre de la collecte organisée sur Ulule pour nous permettre d’acheter une machine à laver professionnelle afin de gérer la désinfection des couches entre les locations à l’interne, j’ai le plaisir de relayer ici la deuxième présentation des illustratrices qui nous font l’honneur de participer au projet. N’oubliez pas, vous pouvez contribuer dès 5.- sur le site Ulule ou directement sur notre compte bancaire en mentionnant la contrepartie choisie!

La collecte avance, se fraie son petit bonhomme de chemin et grossit, lentement. Les fêtes approchent, pourquoi ne pas en profiter pour faire un beau geste et nous aider à l’achat de notre machine à laver professionnelle? Ici les demandes de location explosent, c’est merveilleux, nous sommes ravies! Tant de bébés se retrouvent à présent avec des petites fesses toutes colorées pour la fin de l’année, je me réjouis de voir les photos que les parents peuvent toujours nous envoyer.

Nous avons besoin de vous, peut-être avez-vous déjà contribué, et pour cela nous vous remercions un million de fois, vous pouvez alors encore nous aider en faisant passer le mot plus loin. Pourquoi ne pas envoyer un petit mail à vos amis en expliquant le projet?

En attendant, voici le petit entretien avec Anaïs Massini, une illustratrice française qui nous fait l’honneur également de participer au projet, tout comme Lise et Jenay. Je lui laisse la parole…

Coucou Anaïs, merci de participer à notre campagne Ulule! Pourrais-tu te présenter en quelques mots à nos lecteurs?

J’ai bientôt 38 ans, je chausse du 41, j’aime les jeans et les belles chaussures.

Tu es illustratrice depuis belle lurette, tu peux nous expliquer ton parcours? Es-tu née un pinceau à la main, ou l’as tu chipé à un membre de ta famille dès que tu as pu grimper sur un tabouret?

Je suis officiellement illustratrice depuis 15 ans! (et j’ai illustré un album qui s’appelle Belle Lurette, mais j’étais illustratrice avant!)

J’ai passé les trois premières années de ma vie à Décines, dans la banlieue lyonnaise. J’aime imaginer que cela m’a influencée.

Mon papa aimait bien dessiner, et aurait aimé être illustrateur, mais sa vie s’est orientée vers d’autres chemins. Aussi loin que je me souvienne nous partagions beaucoup de jeux dessinés, il m’a initié à l’aquarelle. J’ai aussi une tante styliste, une autre plutôt douée pour la peinture, ma maman faisait de la poterie, de la couture, et le magazine 100 idées était incontournable à la maison. Une de mes grands-mères tricotait avec virtuosité, et j’ai aussi eu un grand-père amoureux d’art primitif qui m’a toujours soutenue dans mes expériences créatives. Mais bizarrement, j’ai longtemps eu l’impression que je n’étais pas vraiment ce que je voulais être. Je voulais apprendre le russe, et plein de langues étrangères. Ce sont mes parents qui ont encouragé mon parcours, c’est ma mère qui m’a inscrite au concours des Arts Décos de Strasbourg! Aujourd’hui je pense qu’il n’est pas trop tard pour apprendre le russe, et je suis très heureuse d’avoir connu l’expérience d’une école d’Art, appris tant sur la créativité en général, la mienne en particulier.

Tu as réalisé une illustration pour notre campagne Ulule (encore un très très grand merci!), tu as déjà participé à une campagne de crowdfunding (que ce soit en tant que porteur de projet ou contributrice)?

Les deux! J’ai plusieurs fois participé à des campagnes de crowdfunding, pour des amis ou des inconnus, en apportant parfois le minimum qu’il m’était possible de donner. Cet été, un de mes projets a été financé via Ulule. C’est mon éditeur, L’épicerie de l’orage qui a choisi de fonctionner ainsi, c’était une aventure très excitante, avec du suspens! Nous avons réussi à rassembler la somme nécessaire pour imprimer l’ouvrage. Il s’agit d’un kit pour composer une représentation de sa famille quelque soit sa composition, traditionnelle ou contemporaine.

Tu es maman fois trois… As-tu utilisé des couches lavables avec tes enfants?

Hé hé… oui! Grâce à toi!

Je suivais ton blog et ton cheminement à ce propos depuis quelques années, et c’est là que j’ai pris conscience du gaspillage terrible que représentait les couches jetables. À la naissance de mes aînés, je connaissais l’existence de ces couches, mais je voyais ça comme une contrainte ringarde, encore bercée par les histoires des générations précédentes : langes lavés à la main tous les soir, fuites et culottes en laine qui grattent, condition de la mère cantonnée à sa lessiveuse. Et ça m’arrangeait bien de penser comme ça. Tu m’as vraiment investie dans une réflexion sur le sujet… et à l’arrivée de mon troisième enfant, je ne concevais plus de contribuer au gaspillage d’énergie, à la pollution, juste pour absorber, nier, des petits pipis-cacas de bébé totalement inoffensifs. Alors j’ai loué ton kit pour démarrer et j’ai découvert… les langes! J’ai eu parfois des moments pénibles (à peine plus qu’avec des couches jetables), je me suis surtout régalée! J’ai adoré plier des langes, nous avons adoré plier les langes, tout le monde s’y est mis, le papa, les grands frères! (Nous avons même inventé un pliage). Nous étions en 2012 et les textiles pour les culottes imperméables rendent aujourd’hui l’usage de l’ensemble lange plié + culotte parfaitement étanche. À mon sens, le vrai progrès industriel est là, mis tout à son profit. Notre fils n’a jamais eu les fesses irritées. Il a été propre jour et nuit assez tôt. Je pense que les couches lavables redonnent à la couche la place d’un vêtement quotidien, et apprennent au petit enfant que ses selles ou ses urines sont un fait de sa nature. On ne jette pas un pyjama qui est souillé, pourquoi ne peut-on pas faire pareil avec les couches?

Tu vis, je crois, très proche de la nature, quelle influence a-t-elle dans ton travail? Ton inspiration suit-elle le rythme des saisons?

J’ai grandi à la campagne, et j’ai décidé de m’y installer avec ma famille. Cela va faire 10 ans que nous vivons dans une région de France assez rurale, avec les inconvénients que cela représente, en contrepartie, nous arpentons des paysages sauvages et magnifiques. J’ai besoin de marcher dans les flaques, sentir le froid piquant de janvier, me brûler aux orties en été, observer les rites des oiseaux et des insectes. Cette vie nourrit complètement mon travail. Je ressens pleinement les saisons, mais je ferais de même si je vivais dans les Antilles, où les saisons ont un tout autre rythme. Et oui, mon inspiration est liée aux saisons : j’ai observé que je créais plus facilement lorsque les jours sont plus longs!

Est-ce que tu porte des chaussures rouges?

J’en ai porté quand j’avais vingt ans.

Et enfin, serais-tu d’accord de partager avec nous une astuce éco(logique, nomique, ou les deux) qui te parle particulièrement?

Nous avons très peu d’appareils électriques, et un tout petit frigo pour 5, nous veillons à consommer peu de choses qui auraient besoin de la chaîne du froid. Nous vivons dans une vieille maison dont l’installation électrique attend d’être rénovée. Alors nous débranchons tout (sauf notre petit frigo) chaque soir. Nous faisons de même dès que nous n’avons pas l’usage d’un appareil électrique. Notre famille a augmenté, notre espace de vie aussi, mais notre facture a considérablement réduit! Je pense qu’on consomme beaucoup trop d’électricité en général…

Nous avons également mis une brique dans le réservoir de la chasse d’eau, c’est une amie qui m’a appris ça, pour réduire le volume d’eau stockée (merci Archimède) et donc économiser l’eau. J’adore cette idée!

Encore un immense merci à Anaïs pour son illustration si poétique que vous pouvez admirer ci-dessus, ainsi qu’au temps qu’elle a pris pour répondre à mes questions. Et si son projet en collaboration avec L’épicerie de l’orage vous intéresse, vous pouvez retrouver « Composition familiale » (ainsi que d’autres objets (en papier) pour penser (le monde)) sur leur boutique en ligne, c’est un très beau cadeau de Noël à offrir à quelqu’un qui vous est cher!

A très vite, et n’oubliez pas de partager le lien vers cette campagne!

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